Rencontres

Marc Lebreton, le dernier menuisier d'art de Vertou

Dans son atelier de la vallée de la Sèvre, il restaure depuis trente ans des pièces que les industriels ne savent plus faire. Conversation sur le geste, le bois et la transmission.

Par Élise Marchand2 avril 202612 min
Marc Lebreton, le dernier menuisier d'art de VertouPhoto : Marie Caillaud

Lorsqu'on pousse la porte du lieu, la lumière fait le reste du travail. On a longtemps cru que la déco se jouait dans les choix de mobilier. C'est faux : elle se joue d'abord dans la manière dont les volumes accueillent — ou refusent — la lumière du dehors.

Dans ce numéro, nous avons voulu remonter à la source. Comprendre pourquoi tel projet semble respirer quand tel autre s'épuise. La réponse, presque toujours, tient en trois mots : matière, échelle, intention.

« Le plus bel intérieur n'est pas celui qui se voit le mieux : c'est celui qui laisse voir ce qu'on aime. »

Au fil des chantiers visités, des artisans interrogés, des architectes d'intérieur consultés, une évidence s'est imposée. Les projets qui tiennent dans la durée sont ceux qui ont accepté d'attendre. De prendre le temps. De laisser respirer.

Trois principes à retenir

D'abord : choisir une dominante, et s'y tenir. Ensuite : préférer moins, mais mieux. Enfin : assumer l'imperfection — la patine, la trace, le vivant.

À retenir

  • — Une dominante chromatique tient mieux qu'une accumulation.
  • — Le mobilier ancien réchauffe les volumes neufs.
  • — La lumière naturelle se sculpte autant qu'elle s'éclaire.

Signé

Élise Marchand

Publié le 2 avril 2026